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Pourquoi l'impression 3d peut créer de nouveaux business models


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Conçues pour le grand public, les imprimantes Replicator de Makerbot voient leur succès s'envoler grâce à l'engouement des professionnels. Des start-up n'hésitent pas à les utiliser pour fabriquer les objets qu'ils commercialisent. Pour le patron de la marque, Bre Pettis, son entreprise est le fer de lance de la prochaine révolution industrielle.

Avec son modèle Replicator 2 vendu 2200 dollars (1650 euros), Makerbot séduit aussi des particuliers adeptes de la philosophie du DIY (do it yourself).  L'achat (au poids) du plastique à placer dans l'imprimante s'avère abordable : un petit objet revient à 1 euro, et jusqu'à 20 euros pour les plus gros (de la taille d'une boite à chaussure).

Avec son modèle Replicator 2 vendu 2200 dollars (1650 euros), Makerbot séduit aussi des particuliers adeptes de la philosophie du DIY (do it yourself). L'achat (au poids) du plastique à placer dans l'imprimante s'avère abordable : un petit objet revient à 1 euro, et jusqu'à 20 euros pour les plus gros (de la taille d'une boite à chaussure).

DR

A l'aise dans son jean, ses baskets et ses lunettes à grosses montures, Bre Pettis , fondateur de Makerbot, l'une des principales sociétés d'imprimantes 3d (20% du marché mondial) s'enthousiasmait, dans une conférence de presse le 20 février à New York, sur son business en pleine croissance. Si l'entreprise reste secrète sur ses chiffres, elle affirme avoir vendu 15 000 imprimantes depuis sa création en 2009, et emploie désormais 165 personnes dans ses locaux à Brooklyn.

Des clients professionnels

" Quand nous avons lancé Makerbot, nous pensions surtout à un public de particuliers. Dans les faits, beaucoup de nos acheteurs sont professionnels, et de nouveaux business modèles apparaissent ", assure Bre Pettis. Et de citer quelques unes de ces jeunes entreprises qui utilisent les objets plastiques en 3D, comme Pretty Small Things, fabricant des meubles de poupée personnalisables. " La fondatrice, qui dessine les meubles, n'a pas à les faire produire à l'extérieur et en avance. Elle les imprime en fonction de la demande ", constate Bre Pettis.

The Square Helper commercialise des accessoires pour lecteurs de cartes sur iPhone et iPad. " Cet entrepreneur crée lui-même ses pièces en quelques minutes. Si l'iPhone évolue, il peut s'adapter aux nouvelles mesures en un clin d'oeil ", observe Bre Pettis. La start-up Rest Devices propose quant à elle un boitier détectant l'apnée du sommeil. Là encore, l'impression 3D leur permet de maîtriser toute la chaine de production.

Droit à l'erreur

Mais pour l'essentiel des utilisateurs professionnels - ingénieurs, architectes, créateurs de décors, designers de produits - l'impression 3D est avant tout un moyen de créer des prototypes plus rapidement, depuis leur bureau. " Cet outil leur donne davantage droit à l'erreur, et d'aboutir in fine à de meilleurs produits, qui entrent plus vite sur le marché ", soutient Bre Pettis. Makerbot a déjà vendu des machines à la Nasa, Ford, General Electric, Disney ou Pixar.

Avec son modèle Replicator 2 vendu 2200 dollars (1650 euros), Makerbot séduit aussi des particuliers adeptes de la philosophie du DIY (do it yourself). Pas besoin d'être designer, des centaines de modèles à customiser sont proposés sur le site collaboratif de Makerbot, Thingiverse.com : jouets, ustensiles de cuisine, bracelets, étuis pour téléphones, cendriers... L'achat (au poids) du plastique à placer dans l'imprimante s'avère abordable : un petit objet revient à 1 euro, et jusqu'à 20 euros pour les plus gros (de la taille d'une boite à chaussure).

Le business de Makerbot passe aussi par une boutique, ouverte depuis septembre dans le sud de Manhattan. Un espace où les visiteurs peuvent acheter des objets. Ou réaliser, via une sorte de cabine photomaton, leur portrait en plastique 3d. Un gadget à succès.